Aventures au cœur des îles Saint-Pierre et Miquelon et Terre-Neuve

Petit guide pratique pour randonner sur SPM

Ces informations s’adressent aux visiteurs qui souhaitent pratiquer la randonnée pédestre ou en raquettes sur l’Archipel de Saint-Pierre et Miquelon.

Les randonnées se répartissent sur 3 niveaux de difficultés, cependant quelque soit le niveau, l’itinéraire peut emprunter du « hors sentier », des terrains parfois très humides, boueux, potentiellement glissant, rocheux. Il faut donc être chaussé en conséquence.

Niveau 1 : randonnée découverte accessible à tous ceux qui marchent sans difficulté physique particulière. La durée n’excède pas 3H.

Niveau 2 : randonnée qui alterne des semblants de sentier, ou des zones hors sentier, des pentes parfois raides, des tourbières. La durée de marche peut atteindre 6H.

Niveau 3 : randonnée engagée réservée à ceux qui pratiquent régulièrement la randonnée sur tout terrain et dont la durée peut atteindre plus de 10 H.

Évidemment, vous pouvez combiner toutes ces options en partant plusieurs jours : compter 2/3 jours pour un tour complet de Langlade (environ 45km).

La météo

 

Très changeante sur l’archipel la météo est parfois difficile : le vent fréquent et fort, l’humidité et des températures basses sont des facteurs à prendre en compte pour chaque sortie. Une beau soleil et une température estivale peuvent être effacés en quelques minutes par une brume dense qui ne se relèvera pas dans les 8 jours suivants ! Il est donc important, même l’été, de prévoir le nécessaire en cas de changement météorologique rapide. Les problèmes liés à l’hypothermie ne doivent pas être négligés, quelque soit la saison, surtout si la randonnée vous conduit assez loin de votre « refuge ». Il est impératif d’avoir pris connaissance du bulletin météo avant de partir. Météofrance diffuse un bulletin téléphonique, mis à jour le matin, à midi et en début de soirée. Téléphone : 41-18-68 ou sur Internet : www.meteofrance.pm

L’orientation sur le terrain

Quelques sentiers connus sont assez faciles à suivre mais pratiquement aucun chemin ou itinéraire ne sont balisés sur l’Archipel. Les tracés de sentier au sol ne sont pas toujours correctement visibles, et très difficiles à suivre en période enneigée. Les 2 cartes topographiques (1/25000ème) qui couvrent Saint-Pierre/Langlade d’une part et Miquelon d’autre part indiquent quelques tracés mais ils se perdent parfois sur le terrain ! Sans habitude et expérience des lieux, ces cartes sont indispensables pour randonner et s'orienter.

Attention ! La brume et le poudrin hivernal sont les 2 conditions « soudaines » qui peuvent devenir très rapidement dangereuses. La visibilité est alors très réduite et l’orientation difficile. Bien repérer le lieu où l’on se trouve au moment où la visibilité se réduit puis utiliser la boussole et la carte topo pour poursuivre la randonnée. L’utilisation du GPS en cas de problème peut s’avérer pratique. Attention à enregistrer quelques points clés ou vos traces avant de partir !


 

Les terrains 

La majorité des zones sont dépourvues de végétation haute laissant penser que la progression est aisée mais les différents faciès de sol sont très variés, certains ne facilitant pas la progression. Il y a des secteurs de bois denses et de bonne superficie : ils se traversent très difficilement.

Ainsi, on peut, au cours d’une même sortie, traverser une tourbière, marcher sur sentier boueux, grimper une pente recouverte d’Ericacées, longer une zone rocheuse, traverser une rivière, passer dans un sous-bois, traverser une zone de petits sapins («paquet de brousse » selon l’expression locale). La ligne droite n’est pas toujours évidente et il faut savoir prendre le temps de contourner un obstacle, notamment boisé. Les éventuels passages, bien connus des habitués, ne sont pas toujours bien visibles. Attention : les cervidés laissent des sortes de sentiers en sous-bois qu’il n’est pas toujours aisé d’emprunter par un humain ! On peut tenter le coup, mais il faut parfois terminer en rampant ou faire demi-tour et essayer un autre chemin.

L’humidité des sols est le facteur principal à prendre en compte. Le niveau des rivières ne permet pas toujours de les traverser en tout point, même muni de bottes classiques. Une tourbière (« plaine de mousse » selon l’expression locale) est souvent gorgée d’eau : la marche y est assez lente. Ne vous fiez pas à la distance sur la carte, seule la durée est à prendre en compte.

L’hiver

La randonnée en raquettes ou le ski de randonnée nordique peuvent être pratiqués quand les conditions d’enneigement s’y prêtent. Ces activités sont réalisées « hors pistes », sans repères autres que les éléments naturels du paysage.

L’enneigement hivernal n’est pas régulier, les zones exposées au vent peuvent être dépourvues totalement de neige. Certaines zones sont propices aux congères ou à la formation de plaques à vent qu’il convient de contourner. Des corniches de neige sont susceptibles de se décrocher sur certains secteurs (vallées encaissées, bord de falaises, sous des ruptures de pentes, voisinage de crêtes rocheuses au sommet de collines, etc..). Même si la notion d’avalanche type alpine n’est pas envisageable, il faut être vigilant car il y a risque potentiel d’être enseveli.

De nombreux étangs parsèment l’archipel. La prudence doit être maximale pour les traverser l’hiver :

  • La glace est parfois peu épaisse

  • Les bords dégèlent très vite

  • La neige peut masquer une fine couche de glace

  • La qualité de la glace à proximité d’un ruisseau est altérée.

  • Une rivière locale est rarement bien gelée sur toute sa surface

  • Les étangs réservoirs pour l’alimentation de l’eau sont à éviter, la glace pouvant ne plus reposer sur l’eau sous-jacente !

Renseignez-vous sur l’état de la glace des étangs auprès des habitués avant de penser à les traverser !

Les moustiques

Présents  depuis fin mai jusque fin septembre, leur nombre varie selon les années. Les 2 espèces qu’il faut redouter sont les mouches noires en début de saison et plus tard les moustiques, « le maringouin local ». Ils sont surtout pénibles par vent faible ! On peut s’en protéger avec des répulsifs vendus dans de nombreux commerces en été, ou avec des vêtements moustiquaires (veste ou simple chapeau).